Les parents brouillards.
Je descends l’échelle
Dans les nuages profonds
Je vois les cages sombres
Ces chimères familières
Aux obscures regards
À la voix des sirènes
Elles se veulent rassurantes
Me susurrent à l’oreille
De raccrocher au hasard
Je tourne les yeux
Sur une maison cabossée
Une petite ahurie
M’accueille de sa foi
Les parents brouillards
Ne savaient pas la voir
Les parents brouillards
Ne savaient pas l’entendre
Les parents brouillards ne savaient pas lui permettre.
Il faut dire que les parents brouillards
avaient l’âme cabossée
Je transmets à l’enfant
mes secrets
et mes savoirs oubliés
Puis, d’un simple pardon
Nous brisons leurs cordons de chaînes abîmées
Je pars et laisse la jeunesse
À mes secrets et comptines coutumières
Dans ce jardin éphémère
Les racines me réclament
Être vue et entendue
Mais seulement de moi-même
Mes yeux sont mes dieux
Ma voix mes cantiques
Ainsi
Vide de peurs
Je monte légère
Les parents brouillards ont repeint la maison
Les geôles sont vides
Le bourreau remercié
Allez! Chantez!
Annoncez la nouvelle!
Les parents brouillards ont repeint la maison!
« Ce texte est inspiré d’une trans au tambour, orientée sur le chakra racine, on ne sait jamais ce que l’on trouve dans les profondeurs et c’est à la fois effrayant et magnifique. »
Sean



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